Correction de ptose mammaire

L’intervention consiste à réduire le volume des seins, trop important par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume entraîne un retentissement fonctionnel (douleurs du dos, gêne dans certaines activités) et un retentissement psychologique.

L’intervention permet de corriger la ptose (distension cutanée) souvent associée et de réduire le diamètre du mamelon si nécessaire. Une asymétrie de volume sera également corrigée dans le même temps si elle existe.

Le principe

La réduction portera à la fois sur l’excès cutané (la peau) et sur l’excès glandulaire (le contenu). Le volume résiduel doit être en harmonie avec la patiente et sera déterminé avec elle. La résection doit absolument se faire en conservant la forme du sein afin d’obtenir un galbe naturel, avec un sein remonté et “reconcentré”. Le mamelon est remonté et son diamètre est réduit mais il reste solidaire du sein; ce n’est pas une “greffe” et le mamelon d’origine est conservé, c’est pourquoi la sensibilité sera, le plus souvent, totalement conservée. Cette intervention peut avoir lieu dès la fin de la puberté et ne compromet pas une grossesse ultérieure. De plus le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention.

Exemple de résultat

Prise en charge par la sécurité sociale

L’intervention est prise en charge partiellement par la sécurité sociale (et donc par la mutuelle) en fonction du poids de glande devant être enlevé. Votre chirurgien déterminera ce critère lors de la consultation et vous informera sur cette prise en charge.

Cicatrices

La résection cutané obligatoire est responsable de cicatrices, inévitables, qui seront le plus discrètes possibles. Elles ont le plus souvent la forme d’un T inversé (voir schéma) avec une cicatrice autour de l’aréole. Ces cicatrices seront placées de façon à pouvoir être dissimulées la plus souvent possible. Leur évolution sera identique à toutes les cicatrices, avec une première phase inflammatoire (cicatrices rouges) pouvant durer 1 an, puis une phase d’atténuation (les cicatrices blanchissent). Après 18 mois, les cicatrices seront le plus souvent complètement blanches et peu visibles. Dans certains cas, en fonction du geste nécessaire et de l’élasticité de la peau, il est possible d’utiliser une technique dite “verticale pure” avec seulement deux cicatrices ou une technique de “round block” avec seulement une cicatrice.

Volume

Le volume résiduel sera déterminé en fonction de la morphologie de la patiente et en fonction de l’élasticité de la peau. Dans tous les cas, la patiente pourra choisir avec le chirurgien la volume qu’elle souhaite conserver. Il ne s’agit surement pas d’effectuer une “ablation” du sein.

L'intervention

Elle se déroule sous anesthésie générale avec une courte hospitalisation (deux à trois jours). Des dessins pré-opératoires sont réalisés sur la patiente avant l’intervention afin d’obtenir un résultat plus naturel. La glande enlevée est systématiquement envoyée au laboratoire d’analyse. L’intervention dure de 1h30 à 2h30 suivant la quantité de résection. Elle est parfois associée à une liposuccion axillaire afin d’obtenir un résultat plus harmonieux.

Les suites

Les suites sont en général peu douloureuses. Quelques ecchymoses peuvent apparaître le lendemain. Le pansement est renouvellé avec le chirurgien dès le lendemain et la sortie est possible en général après 48 heures. Un soutien gorge de contention sera mis en place pour 4 à 6 semaines et des soins simples à domiciles seront prescrits. Les fils se résorberont tous seuls et les douches sont possibles dès le lendemain. Les activités doivent être réduites pendant 8 à 15 jours et un arrêt de travail de même durée peut être nécessaire. Le sport sera repris progressivement à partir du premier mois. Le résultat définitif ne pourra être évalué réellement qu’un an après l’intervention, la cicatrisation étant alors totalement achevée.

Les complications

En choisissant un chirurgien plasticien diplômé et reconnu par le conseil de l’ordre, vous limitez au maximum les risques, mais toute intervention chirurgicale comporte des risques, liés à l’anesthésie et liés à la chirurgie. Il est impossible de se contenter d’en faire la liste et le chirurgien doit, lors de la consultation, vous informer oralement et vous remettre un document écrit décrivant ces risques. Il sont principalement de trois sortes : ceux liés à l’anesthésie (phlébite, embolie, allergie), ceux liés à toute chirurgie (hématome, infection, ) et ceux spécifiques à la chirurgie mammaire (cicatrices hypertrophiques, altération de sensibilité, retard de cicatrisation). Enfin, une consultation auprès d’un anesthésiste est obligatoire.

Conclusion

Deux consultations minimum pré-opératoires sont obligatoires et indispensables afin de fournir une information claire et compréhensible à la patiente. Un délai de réflexion est également toujours nécessaire. Toutes vos questions doivent être posées lors de ces consultations. Ainsi, l’intervention, malgré sa rançon cicatricielle inévitable, apporte un réel soulagement, aussi bien comme confort dans la vie courante, que comme libération d’un complexe psychologique.